| LES "RANGERS " DU PARK IRAKHIMA |
Ou le conte du jour… Le Park IRAKHIMA, est un parc animalier, peu fréquenté par les safaristes, doté de nombreuses réserves d'eau où la faune est abondante, notamment les troupeaux d'éléphants.
Ces derniers qui sillonnent le " bush " depuis des millénaires, ont en mémoire, le temps béni où leurs " pointes", leurs défenses imposantes n'attiraient pas la convoitise des " poachers", braconniers de l'ivoire... pour le compte des asiatiques. Au nom de la protection de la nature et d'une politique mondialiste de l'environnement, trois " alliés ", rangers de leur état, se penchèrent sur le problème. Le premier, connu pour son flair et ancien colonisateur de la région, produisit un état fort alarmant de la situation, décrivant notamment la menace pour l'écosystème que faisait courir de telles concentrations de camps de pilleurs... et poussa à une intervention rapide ! Le second, partisan du nouvel ordre mondial, y inclus dans le" bush «, par la loi du plus fort, élevé d'ailleurs dans la tradition des chasses, par un père belliqueux, amplifia " la voix de son maître " et arma ses troupes. Seul le troisième, ardent défenseur de la paix, estima que toute loi de la jungle devait faire l'objet d'un consensus communautaire. Nos deux " va-t-en guerre "eurent tôt fait... de faire parler la poudre et de défendre les intérêts de leurs intérêts, pour envahir le parc et décimer avec force armement réputé non chimique, les quelques pillards esseulés. Avec le temps, un semblant d'ordre se réinstalla dans le parc et l'on exhiba fièrement les dépouilles de quelques " poachers " et de prétendus cimetières d'éléphants. Notre troisième ranger, sans être totalement " vilipendé "fut montré du doigt et mis à l'écart. Bizarrement, le commerce de l'ivoire redevint florissant, sans que l'on puisse prouver l'intervention de nouveaux braconniers. A quelque temps de là, une étrange nouvelle circula dans le " bush " . Il était question d'un reporter, à la botte de la " voix de son maître " , situation privilégiée pour un ranger ! qui se serait livré à d'étranges révélations... comme quoi, tel KESSEL rédigeant son rapport de guerre depuis un bar de SAÏGON, il aurait forcé sur le décompte des bandits et exagéré la menace ! Ces révélations firent grand bruit, risquant de provoquer quelque issue fatale ! La presse s'en saisi et les protagonistes de la guerre, parfois décriés dans leur propre camp, firent appel aux autres rangers, pour calmer le jeu. Notre troisième homme sortit alors de son silence, que d'aucuns prenaient pour un splendide isolement. Il put enfin trouver une tribune pour proclamer sa foi dans une vraie politique Nord-Sud, un partage équitable des ressources, une défense des droits à l'équité pour tous. Il se rendit au Park IRAKHIMA et proclama sa foi dans l'écologie, le tourisme équitable, l'aide au tiers monde et... la protection du monde animal. Un vieux sage africain qui l'accompagnait, du nom de Nelson MANDELA, réunit la gent animale avec aux premiers rangs les éléphants, pour expédier une adresse, aux gardiens de l'ordre moral. Oui, ce troisième homme méritait une récompense universelle, ... un prix NOBEL de la PAIX. Ce ranger, se fait appeler dans son pays : CHIRAK.
D@niel BOULOGNE.
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