Régenter le monde, voilà, en ce début de troisième millénaire, une bien bizarre ambition. Certes l'histoire des siècles passés nous a instruit sur les volontés de puissance de maints empires : d'ALEXANDRE à CESAR... de CHARLEMAGNE à NAPOLEON. Après la SDN, les Nations Unies tant comme représentation idéologique que comme organisation politique avaient tracé la voie, avec une représentativité universelle. Encore que dans un monde où la guerre est économique, l'absence au Conseil de Sécurité du JAPON, voire de l’ALLEMAGNE, deux nations majeures, demeure une aberration ! Après la santé, le travail, la culture... vint le tour du commerce ; on créa alors l'OMC ( Organisation Mondiale du Commerce )dont la prochaine conférence ministérielle se déroulera à CANCUN du 10 au 14 septembre prochain. Déjà les " collectifs inter mondialistes "... ceux qui veulent un monde autrement... mobilisent, se promettant des lendemains qui chantent, comme à SEATTLE. Est-ce dire que les " petits ", les " sans-grade " se sentent sous représentés dans ces arrangements internationaux... dont les orientations sont si importantes pour l'avenir de leurs pays ? En prélude à la réunion de CANCUN, dans le cadre d'une émission économique, un journaliste de FRANCE-INTER a avancé une analyse qui m'a interpellé ! « Il faudrait quatre planètes " terre " pour accueillir tous les habitants du monde, si chacun disposait du mode de vie moyen américain ! »
Sans être grand économiste, on pense immédiatement au gaspillage d'eau, d'électricité de cette société de consommation, que l'on voudrait nous imposer comme modèle. Comment résoudre ce problème de partage des richesses ? Certes en organisant une meilleure répartition et donc en harmonisant les points de vue, les stratégies, les politiques, par la concertation. Dans cette perspective, l'OMC n'est pas, en soi, une mauvaise institution à deux conditions :
* que chaque pays ait droit au chapitre, avec un représentant ( 28 pays parmi les plus pauvres d’Afrique ne peuvent assumer les frais d'un représentant ! )
* que l'on délocalise, en EURASIE, par exemple, ce type de réunion pour se rapprocher des réalités et s'écarter de l'hégémonie américaine. ( 9 ème puissance économique mondiale, le MEXIQUE doit son rang, à la proximité américaine ! ) Nos sociétés meurent de problèmes économiques et sociaux, beaucoup plus importants que " la lutte contre le terrorisme «, prétexte parfois à maintenir une hégémonie désuète ou à servir des intérêts particuliers que l'on n'ose nommés ! Prise de conscience accrue, développement équitable et durable, assistance, partage et participation... voilà quelques idées pour faciliter une transition vers un monde plus juste, plus humain. A CANCUN, demain il faut faire obstacle aux égoïsmes, aux intérêts dominateurs Aux uns comme aux autres, il faut dire : No pasaran !
D@niel BOULOGNE Paris, le 06 SEPTEMBRE 2003.
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