VERSAILLES, capitale du royaume sous louis XIV, voit son palais transformé en musée sous Louis-Philippe.
Site touristique très prisé par les visiteurs étrangers, ce même palais doit à l'ancienne salle de l'Assemblée Nationale quelques rares heures de gloire, lors des modifications de la Constitution. C'est pourtant d'un tout autre traité de VERSAILLES, que je voudrais vous conter l'histoire. Créateur de l'art dans la rue et habilleur de monuments, il y a aujourd'hui 4 années, le château de VERSAILLES m'a passé commande d'une toile éphémère, décorée... pour habiller les portes visiteurs... lors d'une restauration.
La commande fut exécutée et livrée dans les délais prévus... sauf qu'en dernière minute, elle n'eut pas l'heure de plaire à l'architecte en chef !
Qu'à cela ne tienne, le chantier étant prestigieux, j'accepte, sans frais supplémentaires, d'exécuter une nouvelle oeuvre, plus conforme aux desiderata du " prince " ... cela s'appelle : " le fait du prince ! Au moment venu de la nouvelle pose : accès interdit par une grève, elle-même suivie par l'arrivée de la saison touristique. La toile refabriquée, sera entreposée tout longtemps, trop longtemps…
Hélas, trop longtemps stockée, l'hiver après la saison, elle est toute collée et donc inexploitable ! Conciliant, l'architecte revient sur sa décision initiale et accepte la première toile ; celle-ci installée, est en place depuis bientôt 4 ans, et fonctionne parfaitement.
Vint enfin le temps d'apurer les comptes.
Après un premier accord verbal portant sur un montant de 200 000 FF, le commanditaire refuse de l'enregistrer officiellement. Cela conduit à une nouvelle négociation où, à mon tour, pour éviter la longueur des procédures administratives, j'accepte une transaction à 150 000 FF La Direction et Secrétariat Général du Château contresignent l'accord !
La résolution finale arrive chez mon avocat, en portant la mention : 80 000 FF
Face à une réaction tonique de notre part, la juriste responsable de l'acte reconnaît s'être trompée... mais nous demande de réécrire nous-mêmes, le nouvel acte !
De qui se moque-t-on ?
Que je sache, c'est ici qu'en 1789 a commencé la révolution ! et le bon vouloir n'est plus de mise !
J 'en appelle aujourd'hui, dans un ultime recours, aux décisionnaires hiérarchiques :
Direction et Secrétariat Général... avant de revenir par voie de presse, devant l'opinion publique et plus particulièrement auprès des associations culturelles qui défendent VERSAILLES.
Sacha GUITRY nous avait conté les splendeurs de VERSAILLES, comptez sur moi pour en dénoncer les noirceurs.