" Il y a toujours des raisons au meurtre d'un homme.
Il est au contraire impossible de justifier qu'il vive ! "
Albert CAMUS
Prise au premier degré, en dissociant les acteurs du drame, cette sentence peut s'appliquer
à ce qu'il faut bien nommée : " L'affaire COLONNA ", à l'issue de l'interpellation de l'assassin présumé du préfet ERIGNAC.
Posons objectivement les données de l'affaire.
Les nationalistes abattent un préfet de la République, dans l'exercice de ses fonctions ;
c'était il y a déjà quatre ans !
Des soi-disant comparses sont arrêtés après une longue traque, passent aux aveux en chargeant COLONNA... puis se rétractent.
Yvan COLONNA, en cavale puis récemment arrêté, a toujours nié être l'assassin mais semble
ne pas avoir confiance dans la justice des " continentaux "!
Certes la cavale de COLONNA était une insulte à la mémoire du préfet ERIGNAC, mais comme proclame, à qui veut bien l'entendre, l'avocat de celui-la, " sa culpabilité présumée ne repose sur aucun fait matériel, mais plutôt sur des aveux passés lors de la garde à vue et rétractés depuis... par ses complices présumés !"
Que penser alors de la présomption d'innocence, qui protège selon nos lois républicaines, tout inculpé... comme viennent de le rappeler fort à propos, le Président de la République et le Garde des Sceaux... à propos des accusations de Toulouse !
Le ministre de l'Intérieur est-il au-dessus des lois, au nom de la raison d'Etat ?
Moi je crois que rien n'est innocent, qu'il est impossible de justifier qu'il vive !
L'affaire ERIGNAC rebondit... La vérité reste à établir... en plein vote de référendum, vital pour l'avenir de la CORSE ;
Yvan COLONNA avait trouvé refuge dans une bergerie, au milieu des chèvres ! ...