" Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître "
C'était au temps de l'ancien baccalauréat, ou l'oral avait pouvoir de rattraper l'écrit.
Dans notre société de l'instantané, à contre courant, l'oral, avec ses formules en syncope, détrône le sacro-saint écrit. A-t-on en mémoire que la fin de la préhistoire a été marquée, non point par la découverte du feu, mais par celle de l'écriture ?
Oublie-t-on que l'une des plus grandes inventions, fut celle de l'imprimerie ?
Aujourd'hui on communique par le virtuel, par la voix dont on essaye de valider l'authenticité par l'image... quand ce n'est pas par l'abscons SMS téléphonique : le " tag" de la peinture murale !
Cette civilisation de l'audiovisuel éphémère, permettra-t-elle aux générations futures de décrypter notre société ?
Cet appauvrissement de notre langue écrite au profit d'un charabia aux mots en syncope, mixés de chiffres et aux contractions anglophones n'est-il pas lui aussi facteur d'une certaine décadence de la francophonie ?
On annonce l'arrêt de la " dictée de Pivot ", n'est-ce pas un signe des temps, avant-coureur d'euthanasie en douceur de notre bonne langue française ?
" Ne m'appelez plus jamais, FRANCE " clamait un chanteur !
Et bien si justement, rendons au français, langue traditionnelle des diplomates et des J.O., sa vocation universelle, pour maintenir l'influence du " Siècle des Lumières ", transmettre et faire entendre, par écrit et dans un bon français, la voix de la FRANCE.
" VERBA VOLENT ", seuls les écrits restent, je signe :